La vie tumultueuse d'une Wonderwoman
Sa sauvagerie se réveillait en pleine nuit, à m'extirper de mon sommeil à 03h, 04h, pour qu’on ait des relations sexuelles. Il me culpabilisait sur le fait qu’il allait être obligé de se masturber dans les toilettes, que je devais remplir mon devoir conjugal (nous n’étions pas mariés).
Accessoirement, j’étais malade comme un chien à cause la RCH, donc épuisée, mal de ventre, déprimée.
Je cédais pour qu’il me laisse tranquille, mais clairement je n’avais plus envie de lui. Il me dégoutait. Je continuais à jouer un rôle, cédant à ses caprices, à ses reproches, à sa culpabilisation et je me transformais en la parfaite amante le temps d’une soirée. Je n’étais tellement plus moi.
Il y avait pourtant toujours de l’affection pour lui, de l’amour dans un certain sens.
Cela s’était transformé en pitié je crois.
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Dans un autre domaine, j'avais commencé l'accompagnement des personnes en tant qu’art-thérapeute et recevait des gens dès que je pouvais.
Et lui, me demandait de plus en plus régulièrement que je lui vienne en aide.
Je « devais » lui faire des soins énergétiques, je « devais » lui faire des séances de médiumnité.
« Je ne vais pas payer pour ça alors que je t’ai ! »
Il me culpabilisait de ne pas l’aider alors que j’avais des "capacités".
J’étais sa compagne, son amante, la mère (aussi bien de lui que de notre enfant), la guérisseuse, la psychologue, etc., bref... la Wonderwoman.
J’étais bien souvent épuisée, à bout, sans solution.
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Pourquoi je nomme le terme de la « psychologue » ? Parce qu’il voulait toujours qu’on discute, encore et encore et encore. On passait parfois des nuits entières à parler :
« Et pourquoi tu ne réponds pas ? tu n’as rien à dire ? »
« En fait, il est 5h du matin là… »
Comme quand on partait en voyage, il fallait parler pendant tout le voyage. Pas le droit de dormir ou autre, non. Je me devais d’échanger. Lui ne parlait pas, mais moi, il fallait que je trouve des sujets de conversations. Et au bout d’une heure ou deux, lorsque vous avez fait le tour de tout, j'avais le droit à :
« Pourquoi tu ne parles plus ? »
Je répondais que je n’avais plus rien à dire pour l’instant et il s’énervait : « Tu n’as rien à me dire à moi, mais si j’étais ta connasse de pute de copine, tu parlerais ».
Alors voilà, même s’il y a eu quelques rares bons moments, je vivais constamment dans la terreur.
Peur de lui, de ses réactions, de son jugement, de son comportement, de dire quelque chose de travers, je réfléchissais au moindre mot qui sortait de ma bouche pour éviter de réveiller sa susceptibilité, son anxiété, sa jalousie, son manque de confiance en lui.
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